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Renan (suite)
« ...on se renferme dans une
culture déterminée, tenue pour nationale ; on se limite, on se
claquemure. On quitte le grand air qu'on respire dans le vaste
champ de l'humanité pour s'enfermer dans des conventicules
de compatriotes. Rien de plus mauvais pour l'esprit; rien de
plus fâcheux pour la civilisation. »
(Ibid.)
Les volontés humaines
changent ; mais qu'est-ce qui ne change pas ici-bas ? Les
nations ne sont pas quelque chose d'éternel. Elles ont
commencé, elles finiront. La confédération européenne,
probablement, les remplacera.
(Ibid. -écrit en 1882)
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Si des doutes s'élèvent sur ses
frontières, consultez les populations disputées. Elles ont bien le
droit d'avoir un avis dans la question. Voilà qui fera sourire les
transcendants de la politique, ces infaillibles qui passent leur
vie à se tromper et qui, du haut de leurs principes supérieurs,
prennent en pitié notre terre à terre. «Consulter les
populations, fi donc ! quelle naïveté ! Voilà bien ces chétives
idées françaises qui prétendent remplacer la diplomatie et la
guerre par des moyens d'une simplicité enfantine»
(Ibid.)
[Texte complet]
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