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Comité de quartier du Bempt Commune de Forest Bruxelles |
Littéralement l'incinération signifie transformer les déchets principalement organiques, c'est-à-dire produits végétaux, animaux et industriels, en cendres. L'opération consiste à brûler dans des fours les déchets à des températures supérieures à 1000°C.
En plus des cendres des quantités énormes de CO2 et de produits généralement toxiques sont rejetés dans l'atmosphère.
Comme certains types de chauffage, certains types d'industries, la circulation au diesel et à l'essence, les incinérateurs, même très performants sont très dangereux pour la santé. D'une façon générale l'on peut affirmer qu'en Belgique des incinérateurs très performants augmenteront la pollution de façon très caractéristique. Selon la vitesse du vent se déplaçant souvent en direction N-E. la pollution générale sera augmentée de 20 à 40 % sur une surface de plusieurs centaines d'Ha. Cela signifie, pour une ville comme Bruxelles, que plus de 150.000 habitants subiront une augmentation de pollution très significative. En région rurale 2 à 5.000 seront touchés mais les productions végétales et animales de plusieurs milliers d'Ha sont ou seront contaminées principalement au niveau de la viande et du lait par effet de concentration le long de la chaîne alimentaire. Les produits de la culture biologique seront encore plus contaminés.
L'incinérateur de Drogenbos serait moins polluant qu'un incinérateur des années '80. Il faut néanmoins s'y opposer parce qu'il menace tout le S-E de Bruxelles en temps normal et tout Bruxelles en période de grand vent. Consulter l'étude d'incidence pour vous en convaincre (ci-joint une carte extraite de cette étude).
Pratiquer la prévention c'est-à-dire réduire sa poubelle de 65 % comme à Dilbeek par le choix des emballages, les consignes, le compostage, le tri, l'utilisation des produits recyclés, la thermolyse, etc...
Nulle part, l'incinérateur de Drogenbos est inutile. Il y a surconsommation d'incinérateurs et, grâce à une prévention énergique, en l'an 2003 il ne serait plus nécessaire (à condition d'utiliser 1 milliard de francs à l'éducation des parents, des enseignants, des enfants, adolescents et spécialement des universitaires, médecins et cadres qui représentent une couche sociologiquement importante dans le contrôle de la société).
En effet il est plus dangereux de contaminer les cultures car les polluants se concentrent le long de la chaîne alimentaire (plantes, herbivores, carnivores) et exercent une action très nocive vis-à-vis des organes cibles.
Le combat n'est pas perdu d'avance mais il sera très dur car le réseau de la haute finance (Watco, Electrabel, Banques) exerce une pression inouïe sur les décideurs et les médias.
Les arguments invoqués dans le recours sont :
Pierre Piérart,
Bruxelles, le 05 mars 1998.