Comité de quartier
du Bempt
Commune de Forest
Bruxelles

FAQ

Questions/réponses
concernant l'incinérateur de Drogenbos



1. EN QUOI CONSISTE L'INCINÉRATION DES DÉCHETS ?

Littéralement l'incinération signifie transformer les déchets principalement organiques, c'est-à-dire produits végétaux, animaux et industriels, en cendres. L'opération consiste à brûler dans des fours les déchets à des températures supérieures à 1000°C.

En plus des cendres des quantités énormes de CO2 et de produits généralement toxiques sont rejetés dans l'atmosphère.



2. EN QUOI LES INCINÉRATEURS DE DÉCHETS SONT-ILS DANGEREUX POUR LA SANTÉ ? IL Y A DÉJÀ TELLEMENT DE POLLUTION DANS LES GRANDES VILLES, UN PEU PLUS OU UN PEU MOINS...

Comme certains types de chauffage, certains types d'industries, la circulation au diesel et à l'essence, les incinérateurs, même très performants sont très dangereux pour la santé. D'une façon générale l'on peut affirmer qu'en Belgique des incinérateurs très performants augmenteront la pollution de façon très caractéristique. Selon la vitesse du vent se déplaçant souvent en direction N-E. la pollution générale sera augmentée de 20 à 40 % sur une surface de plusieurs centaines d'Ha. Cela signifie, pour une ville comme Bruxelles, que plus de 150.000 habitants subiront une augmentation de pollution très significative. En région rurale 2 à 5.000 seront touchés mais les productions végétales et animales de plusieurs milliers d'Ha sont ou seront contaminées principalement au niveau de la viande et du lait par effet de concentration le long de la chaîne alimentaire. Les produits de la culture biologique seront encore plus contaminés.



3. L'INCINÉRATEUR PROJETÉ A DROGENBOS N'EST-IL PAS BEAUCOUP MOINS POLLUANT QUE LES VIEUX INCINÉRATEURS ? FAUT-IL DÈS LORS S'Y OPPOSER ?

L'incinérateur de Drogenbos serait moins polluant qu'un incinérateur des années '80. Il faut néanmoins s'y opposer parce qu'il menace tout le S-E de Bruxelles en temps normal et tout Bruxelles en période de grand vent. Consulter l'étude d'incidence pour vous en convaincre (ci-joint une carte extraite de cette étude).



4. SI ON NE CONSTRUIT PAS D'INCINÉRATEUR, QUE FERA-T-ON DES DÉCHETS DANS L'IMMEDIAT ET À PLUS LONG TERME ?

Pratiquer la prévention c'est-à-dire réduire sa poubelle de 65 % comme à Dilbeek par le choix des emballages, les consignes, le compostage, le tri, l'utilisation des produits recyclés, la thermolyse, etc...



5. SI LE BRABANT FLAMAND VOULAIT À TOUT PRIX CONSTRUIRE UN INCINÉRATEUR, OÙ DEVRAIT-IL LE FAIRE ? N'EST-CE PAS ENCORE PLUS DANGEREUX DE CONTAMINER LES CULTURES ?

Nulle part, l'incinérateur de Drogenbos est inutile. Il y a surconsommation d'incinérateurs et, grâce à une prévention énergique, en l'an 2003 il ne serait plus nécessaire (à condition d'utiliser 1 milliard de francs à l'éducation des parents, des enseignants, des enfants, adolescents et spécialement des universitaires, médecins et cadres qui représentent une couche sociologiquement importante dans le contrôle de la société).

En effet il est plus dangereux de contaminer les cultures car les polluants se concentrent le long de la chaîne alimentaire (plantes, herbivores, carnivores) et exercent une action très nocive vis-à-vis des organes cibles.



6. N'EST-CE PAS UN COMBAT PERDU D'AVANCE ? QUELS ARGUMENTS PEUT-ON INVOQUER POUR DEMANDER L'ANNULATION DU PERMIS ?

Le combat n'est pas perdu d'avance mais il sera très dur car le réseau de la haute finance (Watco, Electrabel, Banques) exerce une pression inouïe sur les décideurs et les médias.

Les arguments invoqués dans le recours sont :

Pierre Piérart,
Bruxelles, le 05 mars 1998.


Comité de quartier du Bempt - Contre l'incinérateur de Drogenbos

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